
Dimanche dernier, notre fanfare a offert au public de Dour un moment musical qui restera longtemps dans les mémoires. Sous la direction bienveillante et inspirante de notre chef, le concert a mis en lumière tout ce qui fait la beauté d’une fanfare : l’exigence musicale, la convivialité, la transmission… et l’esprit de famille.
Dès les premières mesures d’A Bridge Too Far, le ton était donné : une ouverture ample et énergique, interprétée avec une belle cohésion par l’ensemble des musiciens. Le public s’est ensuite laissé emporter par la douceur de Song for You, un moment suspendu qui a permis de savourer les nuances délicates du groupe. You’ll Be in My Heart a apporté une touche d’émotion douce et chaleureuse.
Quand la fanfare devient famille
L’un des moments forts du concert a été le rôle accordé aux jeunes musiciens. Le chef a offert, avec confiance, la direction d’un morceau à un jeune membre de l’ensemble. Avec émotion et précision, il a dirigé Der Fidele Bassist, un solo de tuba basse interprété par… son propre frère.
Ce duo fraternel – l’un à la baguette, l’autre au tuba – a mis en valeur la chaleur et la rondeur de cet instrument trop souvent réduit au simple rôle de soutien sonore. Une belle démonstration que chaque timbre mérite d’être entendu pour sa richesse propre.

Le concert a été jalonné de prestations solistes qui ont enchanté la salle.
A Tribute to Benny Goodman a permis à un jeune clarinettiste de 17 ans de montrer une maturité musicale impressionnante. Son jeu, souple et vibrant, a rendu un hommage élégant au roi du swing.
- Sur Oblivion, c’est le violon – tenu par la compagne du chef – qui a fait chavirer le public. Une interprétation fine et expressive, emplie de mélancolie assumée.
- Avec The Prayer, la fanfare a offert un moment de grâce : un duo trompette–euphonium dans lequel le chef lui-même a pris place. Une parenthèse intense, mêlant équilibre, complicité et émotion partagée.

Pour clôturer cette soirée, Ne partez pas sans moi a réuni musiciens et public dans une énergie joyeuse et fédératrice. Un morceau final qui a laissé sur les visages de beaux sourires — preuve que la musique, jouée avec cœur, crée du lien et touche profondément.